FT 003 - Les premiers secours

Comment réagir en cas d'accident sur un jeu ? Rien ne remplaçant la compétence directe, on ne conseillera jamais assez de faire passer le PSC1 (Prévention et Secours Civique de Niveau 1) aux membres du staff d'organisation. Relire cette fiche 10 fois, est une bonne précaution contre le stress de l'accident qui fait flancher la mémoire.

 

Protéger :

Le but est d'identifier un éventuel danger afin d'assurer sa propre sécurité, mais aussi celle de la victime.

 

1 - Protéger la victime d'un nouvel accident

Exemple d'erreur : Albert qui a glissé sur la route dans un virage et de nuit est secouru par Jean-Charles déguisé en voleur avec une grande cape noire.

 

2 - Protéger la victime d'attentions malavisées

Exemple d'erreur : Jean-Charles qui connaît un secouriste et qui totalement ivre va gentiment soulever la tête d'Albert tombé dans un fossé pour lui donner à boire un peu de punch.

 

3 - Se souvenir qu'une nouvelle victime est toujours inutile

Exemple d'erreur : Albert qui est en bas du fossé de 15 mètres va être rejoint par le sémillant Jean-Charles qui a attaché la nappe de l'auberge à un arbre pour descendre en rappel.

 

Examiner :

A cette étape, le sauveteur va examiner la victime afin de récolter les informations nécessaires à l'alerte et à la réalisation des gestes de secours.

Parler à la victime ("Tu m'entends ? Comment ça va ?"), la questionner ("Qu'est-ce qui t'es arrivé ? Tu as mal ?") permet d'établir un contact si la victime est consciente et d'obtenir des information sur sa plainte.

Dans le cas d'une victime inconsciente, un rapide examen visuel doit permettre d'identifier un facteur de gravité éventuel (traces de sang, position des membres anormale).

 

Alerter :

Le plus important. Même pour des secouristes compétents, c'est une nécessité absolue.

 

1 - S'entourer d'autres personnes

Faire arrêter le jeu, appeler au secours, prévenir les orgas.

Exemple d'erreur : Jean-Charles décidément fatiguant regarde Albert se vider de son sang en lui parlant gentiment, sans appeler au secours.

 

2 - S'entourer de personnes compétentes

Faire appeler les secouristes ou membres de professions médicales présents au GN (et repérés lors du briefing) sur les lieux de l'accident.

 

3 - Si le cas dépasse vos possibilités ou si vous avez le moindre doute, il faut appeler :

A - Le SAMU Tél 15

En cas d’accident, quel qu’il soit, ou de problème médical, grave ou non (ex: malaise). Ou si l’on ne sait pas qui appeler.

SAMU : Service d'Aide Médicale d'Urgence; SMUR : Service Mobile d'Urgence Réanimation.

L'assitant de régulation médicale au téléphone vous posera quelques questions, puis le médecin régulateur (attendez-vous à répéter le message deux fois) décidera du secours le plus adapté à votre besoin (du simple conseil au déclenchement d'une procédure de catastrophe).

 

B - Les pompiers Tél 18

En cas de besoin de moyens de secours spécialisés : indispensable pour les incendies, accidents de la route, lieux d’accès difficile ou nécessité de moyens de recherche (ex: descendre au fond d’un trou).

 

Dans tous les cas, souvenez-vous que les services sont interconnectés. Ayez à portée de main une description précise et efficace du chemin à suivre pour accéder au lieu. D’expérience, le plus difficile est souvent d’expliquer où l’on est.

 

 

Secourir :

Non spécifique :

Retirer le blessé d'une zone à risque immédiat. Mais toujours sans prendre de risques.

Exemple d'erreur : Jean-Charles de plus en plus grave laisse Albert qui est tombé dans le feu parce qu’il ne faut pas bouger un blessé.

 

Spécifique :

C'est dans tous les cas le fait d'une personne compétente; la règle absolue est : on ne fait que ce que l'on sait bien faire.

 


En clair, c'est la qualité de l'appel qui conditionne la qualité des premiers secours: l'appel doit être fait par une personne calme et la plus compétente possible. En cas d'accident dans la plupart des départements, ce sont les pompiers qui viendront quel que soit l'appel que vous ayez fait.

Il faut baliser le chemin qui mène à l'accident, les joueurs doivent indiquer et éclairer le chemin de l'accès routier principal jusqu'au lieu de l'accident. Un organisateur accompagne les équipes de secours et se tient discrètement à leur disposition.

Le PSC1 est délivrée par des associations agréées de sécurité civile. Dans tous les départements, vous retrouverez à minima les pompiers, la Croix-Rouge française et la Protection Civile.


Exemples de bonnes réactions :

Albert est sur la route, inconscient, du sang coule de sa tête, Jean-Charles maintenant avisé retire sa cape noire, allume sa lampe torche pour faire stopper d'éventuelles voitures tout en appelant au secours; Robert secouriste confirmé et Jacques arrivent.

Comme Albert est inconscient, Robert s'en occupe; Jacques part prévenir les organisateurs et fait stopper le jeu pendant que Jean-Charles continue à surveiller la route avec sa lampe. Les organisateurs préviennent le SAMU sur leur téléphone portable.

Deux autres joueurs, pourquoi pas Michel et François, partent avec des lampes sur l'embranchement de la route principale. Pendant ce temps, deux autres organisateurs rejoignent l'accident avec la lumière, le téléphone, pourquoi pas une bâche s'il pleut, et les personnes utiles, entre autre Sébastien qui est médecin réanimateur et qui transporte sa trousse dans son coffre inutilement depuis dix ans.

Le reste du jeu se regroupe calmement à l'auberge (en cas d'accident jugé grave le jeu s’arrête partout).

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