FT 052 - pourquoi une zone sécurisée en GN

Nous sommes GNistes. 

Responsables d’associations, bénévoles, orgas, PNJ, PJ... Nous investissons, parfois énormément pour notre loisir. Nous recherchons des émotions, de l’action, de l’extraordinaire, parfois de l’extrême – mais pas de souffrance réelle.   

En tant qu’êtres humains, nous avons tous et toutes des fragilités ou spécificités (morales, psychiques ou physiques) qui nous sont propres. Afin de pouvoir accueillir toute personne souhaitant profiter de notre loisir favori dans des conditions de sécurité et de respect, la FédéGN recommande la mise en place d’une zone sécurisée hors jeu, aussi confortable et accueillante que possible. 

1 – POUR TOUTE PERSONNE FRAGILISÉE OU DANS UN BESOIN SPÉCIFIQUE 

Qu’on soit en situation de handicap, malade chronique, phobique, qu’on se sente seul·e, qu’on ait vécu un moment difficile en jeu, qu’on ait besoin de se reposer dans un endroit calme avant de prendre la route...… Peu importe la raison : si nous avons besoin d’un endroit où nous e reposer hors-jeu, avec accès à une sortie et à de l’air frais, avec moins de bruit de passage, proche du PC orga ou du poste de secours, alors nous pouvons avoir recours à la zone sécurisée.

Dans la zone sécurisée, nous pouvons de quoi prendre une pause au calme, mais aussi un ou plusieurs bénévoles (parfois appelés “personnes-ressource”) qui pourront nous apporter du soutien moral et nous accueillir.

Il ne faut pas hésiter à signaler ses besoins spécifiques, en ses rendant en zone sécurisée mais aussi en amont du GN, auprès de l’organisation. Les bénévoles, PNJ et orgas aussi peuvent avoir des besoins spécifiques : c’est pourquoi il est utile d’avoir une équipe de personnes-ressources entièrement dédiées à ces besoins-là.

Le GN est un loisir bénévole, et nous n’aurons pas toujours toutes les réponses, ou la possibilité d’accueillir correctement toutes les personnes : néanmoins, si nous sommes à l’écoute de nos besoins et de ceux des autres, il y a une infinité de choses que nous pourrons faire, souvent à peu de frais. Ainsi, nous rendrons notre loisir le plus accessible possible, et pourrons accueillir des personnes encore plus diverses qui enrichiront encore plus le GN ! 

2 – POUR LES SITUATIONS DE CRISE 

Tout GN peut susciter une forte implication émotionnelle, qui peut mener un joueur ou une joueuse à avoir besoin de faire une pause réelle dans le jeu. Il peut être nécessaire de s’en extraire, de rétablir la distance entre le joueur/la joueuse et son personnage. Une zone sécurisée peut permettre de prendre ce temps, sans pression des camarades de jeu ni des orgas et avec, au besoin, une personne-ressource pour apporter du soutien moral.

Par ailleurs, tout point de rencontre entre humains peut amener des risques : harcèlement, agression, accidents… Toutes ces situations doivent pouvoir être accueillies avec bienveillance et dans un endroit confortable : sortir du jeu, revenir au réel, attendre les secours éventuels dans un environnement sécurisant et intime est indispensable. En effet, il est nécessaire qu’une personne victime d’un accident, agression ou autre incident puisse être mise à l’écart. Cela limite la nuisance de témoins qui posent plein de questions, font de suppositions, voire poussent la personne à raconter et répéter ce qu’elle vient de vivre : or, ce genre de choses peut empirer un potentiel traumatisme.

Dans ce cadre, il est important de prévoir au minimum deux personnes-ressources référentes (idéalement de genres différents) sensibilisées à la prise en charge de personnes en situation de détresse et informées sur les besoins spécifiques des participants et participantes. 

Le GN doit avant tout rester une occasion de jeu, d’amusement, de plaisir. Une zone sécurisée est un des moyens d’assurer, pour chacun et chacune d’entre nous, les moyens de ce plaisir. Si cela ne permet pas d’éviter tous les incidents, c’est tout de même une façon de limiter les dommages sur les personnes individuelles et l’environnement du jeu, et de permettre aux personnes qui ont besoin de s’en extraire momentanément d’y revenir lorsqu’elles se sentent d’attaque.

Mise a jour le 27/04/2020

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